viernes, 19 de abril de 2019

Pour la Semaine Sainte 2019. Para Semana Santa 2019. Easter 2019.



Calvaire avec Marie-Madeleine au pied de la croix le Vendredi saint
Jacques Barcat (non daté)
Huile sur toile 49 x 23
Photo Peltier

 

Mort du Christ le Vendredi saint  
Jacques Barcat (vers 1930) 
Huile sur toile avec cadre 33 x 27
Photo Peltier


Comme je l'ai fait en d'autres occasions de la Semaine Sainte, je présente deux nouvelles oeuvres de mon grand-père qui se trouvent chez notre ami du Mans. Elles correspondent aux années 1930, époque de la crise économique où Jacques Barcat reçut plusieurs commandes de peintures de type religieux. Ces oeuvres démontrent bien qu'il était un artiste naturaliste qui n'aimait pas peindre d'imagination et pourtant il s'y était longuement entraîné, parfois avec succès. Je garde de nombreux dessins qui en sont la preuve. Ce visage de Christ, qui semble endormi presque avec le sourire dans la mort, est assez impressionnant. 

Como lo hice en otras ocasiones de la Semana Santa, presento dos nuevas obras de mi abuelo que se encuentran en casa de nuestro amigo de Le Mans. Corresponden a los años 1930, época de la crisis económica en la que Jacques Barcat recibía varios encargos de pinturas de tipo religioso. Estas obras demuestran que era un artista naturalista al que no le agradaba pintar de imaginación y, sin embargo, en ello se había entrenado largo tiempo, a veces con éxito. Guardo numerosos dibujos que lo demuestran. Este rostro de Cristo, que parece dormir casi sonriente en la muerte, es bastante impresionante.  

As I did it in other occasions during Easter, I hereby present two works by my grandfather that now are in the house of our friend in Le Mans. They correspond to the 30’s, a time of economical crisis in which Jacques Barcat received several orders of religious paintings. These works show that he was a naturalist artist who did not like painting with his imagination; however, he was well trained in this field for a long time, sometimes with success. I keep several drawings that show it. This Christ face, that seems to be sleeping while smiling in death, is quite amazing. 
(Translation Cassandra Villalba)

Anne Barcat (Nano)

martes, 9 de abril de 2019

Roger de Brun du Bois Noir en uniforme militaire pendant la Première Guerre Mondiale. Roger de Brun du Bois Noir de uniforme militar durante la Primera Guerra Mundial. Roger de Brun du Bois Noir attired in military uniform during World War I.


 Roger de Brun du Bois Noir 1918
Jacques Barcat
Huile sur toile 33 x 40,5
Photo Jean-Paul  Lussiaà-Berdou



Roger de Brun du Bois Noir 1918
Jacques Barcat
Huile sur toile sans cadre
Photo Jean-Paul  Lussiaà-Berdou


 Ce beau portrait d'un jeune français mobilisé pendant la Première Guerre Mondiale est celui de Roger de Brun du Bois Noir, et la photo vient de m'être envoyée de la ville de Québec (Canada) par un membre de la famille de ce jeune homme qui fut médecin à Paris, bien qu'il soit né au Liban en 1891. Il avait donc environ 27 ans en 1918.
Son père Hippolyte avait en effet accepté un poste de professeur à la Faculté de médecine de Beyrouth et il eut quatre fils, tous nés au Liban. Les trois aînés Pierre, Roger et Louis, qui avaient été mobilisés pendant la guerre de 1914-1918, se sont fait peindre en uniforme; mais je ne sais si chacun d'eux a posé pour Jacques Barcat, bien que mon grand-père dans sa jeunesse ait souvent travaillé pour plusieurs personnes de la même famille. Pierre et Roger furent médecins comme leur père, en France. Louis fut avocat et magistrat en France et au Maroc. Le patronyme “de Brun du Bois Noir” appartient à la noblesse française et remonte au XVème siècle. Il correspond à des maîtres-verriers du Languedoc et les privilèges royaux accordés par Charles VI dès le XIVème siècle à ce type d'artisanat permettront aux membres de la famille d'accéder par leur travail au statut nobiliaire.
En ce qui concerne l'oeuvre de Jacques Barcat en elle-même, j'admire particulièrement le regard lumineux, noble et paisible d'un homme jeune, mobilisé dans une des guerres les plus atroces de tous les temps qui a fait 9,7 millions de morts pour les militaires et 8,9 millions pour les civils et où aucun des soldats qui y participaient ne savait s'il aurait même un lendemain. Je remercie la famille de l'avoir si bien conservé pendant plus d'un siècle, de me permettre de le mettre sur ce blog et de le faire connaître à tous.


Este bello retrato de un joven francés movilizado durante la Primera Guerra Mundial es el de Roger de Brun du Bois Noir, y la foto acaba de serme enviada desde la ciudad de Québec (Canada) por un miembro de la familia de este joven que fue médico en París, aunque haya nacido en Líbano en 1891. Por lo cual, él debía tener unos 27 años en 1918.
Su padre Hippolyte, en efecto, había aceptado un puesto de profesor en la Facultad de medicina de Beyrouth y tuvo cuatro hijos, todos nacidos en Líbano. Los tres mayores Pierre, Roger et Louis que habían sido movilizados durante la guerra de 1914-1918, se hicieron retratar con su uniforme; pero no sé si cada uno de ellos posó para Jacques Barcat, aunque mi abuelo en su juventud haya trabajado frecuentemente para varias personas de la misma familia. Pierre y Roger fueron médicos como su padre, en Francia. Louis fue abogado y magistrado en Francia y en Marruecos. El apellido “de Brun du Bois Noir” pertenece a la antigua nobleza francesa del siglo  XV. Corresponde a maestros del vidrio del Languedoc y los privilegios reales acordados por Charles VI desde el siglo XIV a este tipo de artesanado permitirán a los miembros de la familia acceder por su trabajo al estatuto nobiliario.
En lo que concierne la obra de Jacques Barcat en si misma, admiro particularmente la mirada luminosa, noble y apacible de un hombre joven, movilizado en una de las guerras más atroces de todos los tiempos que hizo 9,7 millones de muertos para los militares y 8,9 millones para los civiles y en la cual ninguno de los soldados que participaban en ella sabía si tendría siquiera un día más de vida. Agradezco a la familia haberla conservado tan bien durante más de un siglo, permitirme ponerla en este blog y darla a conocer a todos.


This lovely portrait of a young French man mobilised during World War I is that of Roger de Brun du Bois Noir, and the picture has just been sent to me from Québec (Canada) by a member of his family. He was a doctor in Paris, even though he was born in Lebanon in 1891. Therefore, he was around 27 years old in 1918.
His father Hippolyte, indeed, had accepted a teacher position in the School of Medicine in Beyrouth and had four children. All of them were born in Lebanon. The three elder children, Pierre, Roger and Louis that were mobilised during the war between 1914 and 1918 were painted with their uniforms; but I do not know if each of them posed for Jacques Barcat, even though my grandfather, during his youth, had worked frequently for several people of the same family. Pierre and Roger were both doctors like their father, in France. Louis was a lawyer and judge in France and Morocco. The name of “de Brun du Bois Noir” belongs to the old French Nobility in the 15th Century. It corresponds to glass masters from Languedoc and the royal privileges agreed by Charles VI from the 14th Century to this kind of craftsmanship will enable the members of the family to access by their work to the noble status.
Concerning the work of Jacques Barcat in itself, I particularly admire the dazzling, noble and peaceful glance of a young man, mobilised during one of the most atrocious wars of all times, resulting in 9,7 millions of dead soldiers and 8,9 millions of dead civils, in which every soldier participating in this war did not know if he would be one more day living. I thank the family for having preserved in good condition this portrait for over a century, allowing me to show it in this blog in order to make it known for everyone.

(Translation Cassandra Villalba)

Anne Barcat 

sábado, 30 de marzo de 2019

L'homme et le chien. El hombre y el perro. The man and the dog.




L'homme et le chien 1928
Jacques Barcat
Huile sur toile 81 x 65
Photo Peltier



Ce tableau a été photographié chez cet ami retrouvé au Mans. C'est une huile sur toile signée par mon grand-père et datée de 1928, mais je ne sais qui est cet homme mangeant sa soupe dans la cuisine, avec le chien qui le regarde sans doute dans l'espoir d'un petit reste. Il s'agit vraisemblablement d'une ferme des environs du Mans où l'on permet aux poules de picorer avec leurs poussins les miettes tombées sous la table. C'est une belle scène d'intérieur, intimiste, où l'ombre et la lumière jouent un rôle important de contraste. Ce travail me rappelle la peinture de Vermeer où le jour d'une petite fenêtre illumine toute une sombre chambre d'habitation à travers un simple rideau.


Este cuadro fue fotografiado en casa de este amigo reencontrado en Le Mans. Es un óleo sobre lienzo firmado por mi abuelo y fechado en 1928, pero no sé quién es este hombre que come su sopa en la cocina, con el perro mirándole y esperando sin duda un pequeño resto. Se trata seguramente de una granja de los alrededores de Le Mans donde se permite a las gallinas picotear con sus pollitos las migas caídas debajo de la mesa. Es una bella escena de interior, intimista, donde la sombra y la luz juegan un importante papel de contraste. Este trabajo me recuerda la pintura de Vermeer en la cual la apertura de una ventana ilumina todo un oscuro cuarto de vivienda a través de una sencilla cortina.  


This painting was photographed in the house of this friend found in Le Mans. It is an oil on canvas signed by my grandfather and dated 1928, but I do not know who is the man eating his soup in the kitchen, while the dog looking at him, waiting, undoubtedly, a little leftover. It is surely a farm around Le Mans, where hens are allowed to peck with their little chickens the crumbs fallen under the table. It is a lovely interior scene, intimist, where the shadow and light play an important role of contrast. This work reminds me the Vermeer’s portrait in which the opening of a window illuminates an all dark living room through a simple curtain.
(Translation Cassandra Villalba)

Anne Barcat (Nano)

domingo, 30 de diciembre de 2018

Échouement. Encallamiento. Grounding.




Le naufrage, copie de l'original "Échouement" de Jules Noël par Jacques Barcat
Huile sur toile 81 cm x 60 cm
Photo Peltier


"D'après Jules Noël"
copié par Jacques Barcat
Photo Peltier



Le naufrage "d'après Jules Noël" par Jacques Barcat 
Huile sur toile (détail)
Photo Anne Barcat 



Échouement  oeuvre originale par Jules Noël
Huile sur toile 45 cm x 30 cm
 Collection privée


Ce tableau représente l’échouement d’un ou deux navires lancés par les vagues sur les rochers d’une plage et il me semblait impossible qu’il ait été peint d’après nature par un artiste naturaliste tel que mon grand-père qui peignait ce qu’il voyait. La peinture se trouvait chez cet ami rencontré au Mans, mais nous avons tardé à découvrir le mystère du tableau intitulé Le naufrage par la famille. Il fallut déchiffrer, au-dessus de la signature de Jacques Barcat, qu’il était écrit: D’après Jules Noël. Il s’agit bien en effet d’une copie de l’huile sur toile intitulée Échouement du grand peintre Jules Achille Noël. Cet artiste breton était très spécialisé dans les thèmes maritimes de Bretagne et de Normandie. Personne ne sait où Jacques Barcat a pu contempler, pour en faire une copie, ce beau tableau qui longtemps a fait partie d’une collection privée.


Este cuadro representa el encallamiento de uno o dos barcos azotados por las olas sobre las rocas de una playa y me parecía impossible que lo haya pintado impasible un artista naturalista como mi abuelo que pintaba lo que veía. La pintura estaba en casa de este amigo encontrado en Le Mans, pero hemos tardado en descubrir el misterio del cuadro llamado El naufragio por la familia. Encima de la firma de Jacques Barcat, hubo que descifrar que estaba escrito: Según Jules Noël. Se trataba efectivamente de una copia del óleo titulado Encallamiento del gran pintor Jules Achille Noël. Este artista bretón era muy especializado en los temas marítimos de Bretaña y Normandía. Nadie sabe donde Jacques Barcat pudo contemplar, para hacer de él una copia, este bonito cuadro que mucho tiempo estuvo en una colección privada.


This painting represents the grounding of one or two boats lashed by the waves against the rocks on a beach, and it seemed impossible to me that an impassible naturalist artist as my grandfather was painted it, as he used to paint what he saw. This painting was in the house of this friend that I found in Le Mans, but it took us time to discover the mystery of the painting called The wreck by the family. What was written on top of Jacques Barcat’s signature had to be deciphered: According to Jules Noël. It was indeed a copy of the oil on canvas entitled Grounding by the great painter Jules Achille Noël. This Breton artist was specialist in maritime matters of Brittany and Normandy. Nobody knows where Jacques Barcat could contemplate, so as to make a copy of it, this beautiful painting that was for a long time in a private art collection.
(Translation Cassandra Villalba

Anne Barcat (Nano)

domingo, 26 de agosto de 2018

Plage de Saint Énogat à Dinard. Playa de Saint Énogat en Dinard. Saint Énogat beach in Dinard.


Plage de Saint Énogat à Dinard 1939
Jacques Barcat
Huile sur toile 23 cm x 19 cm
Photo Peltier 



De la même famille amie,  nous avons le plaisir de voir ici madame Royer, assise le dos à la mer, dans son fauteuil de plage, occupée à coudre ou à broder, surveillant du coin de l'oeil son neveu encore bien petit qui joue au sable avec un seau et une pelle. C'est l'été 1939, peu avant la déclaration de la 2ème Guerre Mondiale. Jacques Barcat et sa femme Alice avaient été invités par leurs amis Royer à passer quelques jours avec eux au bord de la mer en Bretagne.


De la misma familia amiga, tenemos el placer de ver aquí a la señora Royer, sentada  de espalda al mar, en su butaca de playa, entretenida en coser o bordar, vigilando de soslayo a su sobrino de corta edad que juega con la arena, un cubo y una pala. Es el verano de 1939, poco antes de la declaración de la 2ª Guerra Mundial. Jacques Barcat y su mujer Alice habían sido invitados por sus amigos Royer a pasar algunos días con ellos en el borde del mar en Bretaña.


Also from our friends of the Royer family, here we have the pleasure of seeing Mrs Royer, sitting in her beach chair with her back to the sea. She is busy with her sewing or needlework, but keeps an eye on her nephew, who is still very young and is playing in the sand with a spade and a bucket. The scene takes place in the summer of 1939, not long before the outbreak of the Second World War. Jacques Barcat and his wife Alice had been invited by their friends of the Royer family to spend a few days with them by the sea in Brittany.
(Translation: Charlotte Barcat)
  
Anne Barcat (Nano)

martes, 21 de agosto de 2018

Portrait de Georges Royer en costume de chasse. Retrato de Georges Royer en traje de caza. Portrait of George Royer in hunter’s costume.


Portrait de Georges Royer en costume de chasse
Jacques Barcat 1930
Huile sur toile 26 cm x 22 cm
Photo Peltier


Ce portrait m'a été envoyé par un monsieur qui, dès son enfance, a connu la famille de mon grand-père. En de nombreuses occasions, il l'a accompagné dans ses promenades artistiques avec son chevalet. Leurs familles réciproques étaient très amies et, dans la sienne, on conserve une quinzaine d'oeuvres de Jacques Barcat. Cherchant des descendants de l'artiste au Mans, il s'est dirigé vers le Musée de Tessée où on lui a parlé d'une de ses petites-filles qui habitait à Madrid et qui, après avoir écrit un article sur son grand-père en 2005 dans la revue Maine Découvertes pour les 50 ans de la mort du peintre, avait ouvert un blog sur Jacques Barcat et ses oeuvres en 2009. Grâce à cette information, il a pu entrer en contact avec moi par e-mail et je m'en réjouis, car ce monsieur a pu m'envoyer des photos de nombreux tableaux avec leurs dimensions, mais aussi partager des souvenirs qui sont restés totalement ignorés dans la famille.
Le portrait ici présenté est celui d'un des amis de l'artiste, à son retour de la chasse. 


Este retrato me ha sido enviado por un señor que, desde su infancia, ha conocido la familia de mi abuelo. En numerosas ocasiones, él le acompañó en sus paseos artísticos con su caballete. Sus familias reciprocas, Barcat y Royer, eran muy amigas y, en la suya, se conservan unas quince obras de Jacques Barcat. Buscando descendientes del artista en Le Mans, se dirigió hacia el Museo de Tessé donde se le habló de una de sus nietas que vivía en Madrid y que, después de haber escrito un artículo sobre su abuelo en 2005 en la revista Maine Découvertes para los 50 años de la muerte del pintor, había abierto un blog sobre Jacques Barcat y sus obras en 2009. Gracias a esta información,  él ha podido entrar en contacto conmigo por e-mail y me alegro de ello, pues esto le ha permitido enviarme fotos de numerosos cuadros con sus dimensiones, pero también de compartir recuerdos que quedaban completamente ignorados en la familia.
El retrato aquí presentado es el de uno de los amigos del artista, Georges Royer, a su vuelta de la caza, en 1930.


This portrait was sent to me by a gentleman who had known my grandfather’s family since childhood. On many occasions, he accompanied my grandfather when he went on his artistic strolls with his easel. Their families, Barcat and Royer, were on very friendly terms and his family have kept about fifteen of Jacques Barcat’s works in their possession. As he was looking for descendants of the artist in Le Mans, this gentleman went to the Tessé museum, where he heard about one of the artist’s granddaughters who lived in Madrid. He was told that, after writing an article about her grandfather in the Maine Découvertes journal in 2005 on the 50th anniversary of the painter’s death, she had started a blog devoted to Jacques Barcat and his works in 2009. Thanks to this information, he was able to contact me by email, which made me very happy, as this allowed him not only to send me photographs of many paintings with their dimensions, but also to share many memories which had previously been unknown to the family.
The portrait presented here depicts one of the artist’s friends, Georges Royer, coming home from a hunt in 1930.
(Translation: Charlotte Barcat)
  
Anne Barcat (Nano)

sábado, 9 de junio de 2018

Portrait d'un militaire de la 1ère guerre mondiale. Retrato de un militar de la 1ª Guerra Mundial. Portrait of a WWI soldier.


Portrait d'un militaire (1916)
Jacques Barcat
Huile sur bois 27 x 35
Photo Benoît Goupil


Signature de Jacques Barcat et date de 1916



Détails au dos de la tablette en bois
"Hesdigueul-lez-Boulogne"
"P. de C."
"Juin 1916"



Livret militaire de Jacques Barcat pendans la première guerre mondiale 14-18



Ce portrait d'un militaire a été réalisé, à Hesdigneul-lez-Boulogne, par Jacques Barcat, pendant sa mobilisation en régiment d'Infanterie, au mois de juin de 1916. Il semble que le peintre ait utilisé, en guise de support, une porte de consigne de vestiaire cassée, car le panneau de bois indique le nº 5, tout comme le képi du militaire. Mais je ne sais à quoi correspond ce numéro; peut-être s'agit-il de son bataillon. La famille de Jacques Barcat semble avoir ignoré le déplacement du peintre dans le Pas de Calais, près de Boulogne-sur-mer, sa mobilisation ayant duré du 3 août 1914 à février 1919, avec de nombreux autres stationnements et quelques permissions intermédiaires. Son livret militaire ne contient aucune annotation concernant 1916. L’artiste ne cessait de peindre ou de dessiner dans ses moments d’oisiveté.
Ce portrait  appartenait à une française qui m'a écrit pour m'envoyer les photos du tableau et des détails inscrits derrière lui. Comme elle ne connaissait pas l’identité du militaire en question, elle m’a gentiment proposé de donner le portrait à la famille et j’ai accepté, demandant qu’on le fasse parvenir chez mon neveu et filleul. Ce dernier l’a bien reçu et en a refait de nouvelles photos. Nous sommes très reconnaissants de la générosité de cette dame.
Qui était ce militar? Cela reste un mystère.


Este retrato de un militar fue realizado, en Hesdigneul-lez-Boulogne, por Jacques Barcat, durante su movilización en regimiento de Infantería, en junio de 1916. Parece que el pintor haya usado, para soporte, una puerta rota de la consigna del vestuario, pues el panel de madera indica el nº 5, como el quepi del militar. Pero no sé a que corresponde este número; tal vez se trate de su batallón. La familia de Jacques Barcat parece ignorar el desplazamiento del pintor en el Pas de Calais, cerca de Bologne-sur-mer, su movilización habiendo durado desde el 3 de agosto 1914 hasta febrero 1919, con numerosos otros estacionamientos y algunos permisos intermediarios. Su libreta militar no ofrece ninguna anotación que se refiera a 1916. El artista no cesaba de pintar o dibujar en sus momentos de ocio.
Este retrato pertenecía a una francesa que me escribió para enviarme fotos del retrato y de los detalles anotados en el dorso. Como ella no conocía la identidad del militar, me propuso amablemente regalar el retrato a la familia y acepté, pidiendo que sea entregado a mi sobrino y ahijado. Él lo recibió en perfecto estado, haciendo nuevas fotos. Estamos muy agradecidos de la generosidad de esta señora.

¿Quién era este militar? Esto sigue siendo un misterio.


This portrait of a soldier was painted by Jacques Barcat in Hesdigneul-lez-Boulogne, where he was stationed with an infantry regiment in June 1916. The painter seems to have painted this on a broken locker door, as the number 5 is written on the wooden panel, as well as on the soldier’s cap. I do not know, however, what this number refers to – it may have been his battalion. Jacques Barcat’s family seems to have been unaware that he had spent time in the Pas-de-Calais area, near Boulogne-sur-Mer, as his mobilization lasted from August 3rd 1914 to February 1919, with many other postings and a few periods spent on leave. No annotations can be found regarding the year 1916 in his military record. The artist never stopped painting or drawing whenever he wasn’t otherwise occupied.
This portrait belonged to a French lady who wrote to me and sent photographs of the painting and of the words written behind it. As she did not know who the soldier in question was, she kindly offered to give the portrait to the family and I accepted, asking for it to be delivered at my nephew and godson’s home. My nephew did receive the painting and took more photographs of it. We are very grateful to this lady for her generosity. 
Who might this soldier have been? His identity remains a mystery.

(Translation: Charlotte Barcat)
  
Anne Barcat (Nano)