viernes, 26 de noviembre de 2010

Le couvent des Augustines de Malestroit (Morbihan) - El convento de las Agustinas de Malestroit (Morbihan) - Agustines' convent in Malestroit (Morbihan)

Mère Yvonne Aimée de Jésus
Auteur inconnu Années trente

Cette entrée marque un changement important dans la vie de Jacques Barcat. Dans les années trente, mon grand-père fit un long séjour au couvent des Augustines de Malestroit en Bretagne (Morbihan). Il y réalisa de nombreux travaux artistiques quand Mère Yvonne Aimée de Jésus s’y trouvait. Cette religieuse passait pour une sainte et avait des responsabilités importantes avant même d'être supérieure du couvent. C'était une maîtresse-femme, mais elle souffrait, disait-on, des attaques du démon et avait le don de bilocation, apparaissant et agissant dans plusieurs lieux à la fois. Elle reçut la médaille de la Légion d'honneur des mains du Général de Gaulle pour avoir eu le courage de cacher dans la clinique du couvent des soldats et des résistants pendant la deuxième Guerre Mondiale. Un portrait d'elle se trouve sur plusieurs sites d'Internet: Mère Yvonne Aimée est assise, vêtue de blanc avec son voile noir, une de ses mains repose sur la robe et l’on voit son alliance. Elle a un regard calme et triste à la fois. Il n’y a pas de signature apparente, mais ce portrait est très semblable aux portraits naturalistes que faisait mon grand-père.
Monseigneur René Laurentin a écrit la biographie de cette religieuse et lutte encore pour que continue le procès de sa béatification à Rome. Je lui ai demandé de m'aider à savoir qui a été l'auteur du portrait. Mais il est très âgé et aveugle et je n'ai pu obtenir de réponse dans son blog.
Mon grand-père travailla environ un mois pour le couvent et mon père Jean l’accompagnait. Ce dernier devait être encore adolescent, car il se souvenait bien qu’après avoir passé le seuil de la cuisine par curiosité, il fut mis sévèrement à la porte par Yvonne Aimée qui lui fit savoir qu’il n’y était pas à sa place.
Mon grand-père reçut à la fin de son séjour une enveloppe pour tout son travail avec un paiement qui le déçut énormément et il s’en plaignit. Mais Yvonne Aimée répondit qu’elle ne pouvait malheureusement rien donner de plus. C’est surtout ma grand’mère qui, au retour de son mari au Mans, fut très mécontente, car ils avaient charge de famille et peu de moyens.
Le fait est que mon grand-père, en contrepartie, se convertit brusquement, car il était très peu croyant auparavant. Alice en fut très inquiète, étant donné le caractère de son mari qui le conduisait à des excès. Personnellement, je l'ai toujours trouvé assez raisonnable, malgré quelques intransigeances et une personnalité bohème et très indépendante.
Je vous présente le portrait de cette femme qui, semble-t-il, changea la vie de mon grand-père.

Esta entrada marca un cambio importante en la vida de Jacques Barcat. Durante los años treinta, mi abuelo estuvo durante una larga temporada en el convento de las Agustinas de Malestroit en Bretaña (Morbihan). En él, hizo numerosos trabajos artísticos cuando allí se encontraba Mère Yvonne Aimée de Jesús. Esta religiosa tenia fama de ser santa y se enfrentaba a responsabilidades importantes, incluso antes de ser la superiora del convento. Era una mujer fuerte en sentido espiritual, pero sufría, según se decía, ataques del demonio y tenía don de bilocación, apareciendo y actuando en varios lugares a la vez. Recibió la medalla de la Legión de honor de la mano del General De Gaulle por haber tenido el valor de esconder en la clínica del convento soldados y resistentes durante la segunda Guerra Mundial. Un retrato suyo se encuentra en muchos sitios de Internet: Mère Yvonne Aimée está sentada, vestida de blanco con su velo negro, una de sus manos reposa sobre el vestido y se ve su alianza. Tiene una mirada tranquila y triste a la vez. El retrato no tiene firma aparente, pero es muy parecido a los retratos naturalistas que hacía mi abuelo.
Monseigneur René Laurentin escribió la  biografía de esta monja y lucha todavía para que siga el proceso de su beatificación en Roma. Le pedí que me ayude a saber quien fue el autor de este retrato. Pero está ciego y muy mayor y no obtuve ninguna respuesta en su blog.  
Mi abuelo trabajó cerca de un mes para el convento y mi padre Jean le acompañaba. Éste debía ser todavía adolescente, pues se acordaba que, al haber pasado el umbral de la cocina por curiosidad, Mère Yvonne Aimée le echó severamente fuera, diciéndole que no podía entrar allí.
Mi abuelo recibió al final de su estancia un sobre para su trabajo con un pago que le decepcionó sobremanera y se quejó. Pero Yvonne Aimée respondió que desgraciadamente no podía darle más. La más disgustada, a la vuelta de su marido a Le Mans, fue mi abuela, pues tenían carga de familia y pocos medios.
El hecho es que mi abuelo, en contrapartida, se convirtió repentinamente, cuando era muy poco creyente antes de este viaje. Alice se inquietó mucho, conociendo el carácter de su marido que le llevaba a excesos. Personalmente, siempre le encontré razonable, a pesar de algunas intransigencias y una personalidad bohemia y muy independiente.
Les presento el retrato de esta mujer que, según parece, cambió la vida de mi abuelo.

This entry marks an important change in the life of Jacques Barcat. During the thirties, my grandfather was, during a long time, in the Agustines convent of Malestroit in Bretagne (Morbihan). In this convent, he made several artistic works when Mère Yvonne Aimée of Jesus was there. This religious woman had the reputation of being a saint and thus, she faced important responsibilities, even before being the mother superior of the convent. She was a strong woman in a spiritual sense, but she suffered, according to what was said, from attacks of the devil and she had the don of appearing and acting in several different places simultaneously. She received the Legion Medal by General De Gaulle for having had the courage of hiding soldiers in the clinic during the Second World War. Her portrait is in many websites: Mère Yvonne Aimée is sat, dressed in white garments with her black veil, one of her hands is over the dress and her ring is appreciated. Her glance is calm and sad at the same time. The portrait is not signed apparently, but it is very similar to the naturalistic pictures that my grandfather used to do.
Monseigneur René Laurentin wrote the biography of this nun and he still fights in order to get her beatification in Rome. I asked for his help so as to find out the author of this picture. But he is blind and very old and I did not get any answer in his blog.
My grandfather worked around a month for the convent and my father Jean was with him. This was still a teenager, since he remembered that Mère Yvonne Aimée sent him out when he passed by the threshold of the kitchen with curiosity. She said that he could not be there.
Mi grandfather received at the end of his stay an envelope with a payment that extremeley disappointed him and he complained. But Yvonne Aimée answered that, unfortunately, she could not give him more. When my grandfather came back to Le Mans, the most upset was my grandmother, as they were a big family and have little resources.
The fact is that my grandfather, in counterpart, converted suddenly, when before this travel, he was not a believer. Alice was very worried, knowing the personality of her husband that led him to some excesses. Personally, I always found him reasonable, in spite of some intransigences and a very bohemian and independent personality.
I present you the picture of this woman that, as it seems, changed the life of my grandfather.

Anne Barcat

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